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SerdaLAB a estimé le marché français de l’archivage électronique (éditeurs de logiciels, prestataires traditionnels en archivage, tiers de confiance, sociétés de conseil et intégrateurs) à près de 185 millions d’euros en 2007. Il compte plus de 100 acteurs, répartie sur différents segments d’activité. Ce sont les intégrateurs ou SSII qui dominent ce marché, avec 37% de parts de marché. Les tiers de confiance rassemblant les tiers-archiveurs, les éditeurs de plate-forme de dématérialisation, les autorités de certification et autres, représentent quant à eux 34% du marché. Les éditeurs de logiciels (18% du marché) comprennent les éditeurs de logiciels ged, ECM ayant une brique AE, les éditeurs de logiciels d’archivage électronique et les éditeurs de coffre-fort électronique. Les prestataires traditionnels en archivage physique qui se sont positionnés sur l’archivage électronique et les sociétés de conseil représentent respectivement 9% et 2% du marché.
Une enquête sur les besoins des utilisateurs* montre que un quart des organisations interrogées font de l’archivage électronique, au moins pour une part de leurs documents numériques. Les disparités sont grandes entre secteur public et privé, où les projets d’archivage électronique sont plus avancés.
Les principales motivations pour faire de l’archivage électronique sont :
- Optimiser l’accès à l’information (68%)
- Conservation à long terme des documents (patrimoine informationnel) (62%)
- Conservation à des fins de preuve (58%)
- Avoir une approche globale papier et électronique (56%)
Les deux principaux freins à l’archivage électronique sont :
- L’absence de solution globale de gestion du cycle de vie du document (48%)
- Incertitudes sur la pérennité des archives électroniques (41%)
Un tiers des organisations interrogées a un projet d’archivage électronique à court terme (d’ici 1 ou 2 ans), 42% à moyen terme (d’ici 3 à 5 ans).
Dans cette étude très complète, SerdaLAB définit également l’archivage électronique simple, celui à vocation probatoire ainsi que le records management, balaie l’ensemble des lois relatives à l’archivage électronique, la recommandation de la CNIL du 11 octobre 2005 en matière d’archivage, les normes (NF Z 42-013 en révision, Moreq 2, OAIS, Iso 15489) et les labels FNTC.
La mise en œuvre d’un système d’archivage électronique (SAE) est également traitée, de la définition d’une politique d’archivage aux choix des formats et supports, en passant par la stratégie à adopter (internalisation, externalisation). SerdaLAB explique à quoi servent le certificat électronique, l’horodatage et la signature électronique.
* Enquête en ligne réalisée auprès de 110 utilisateurs (archivistes, DSI, chefs de projet…) entre le 17 juin et le 10 juillet 2008
Virginie Boillet
Responsable des études SerdaLAB
Virginie.boillet@serdalab.com
178 pages, sortie septembre 2008
