Le marché français de l'Information Électronique Professionnelle (IEP) en 2006
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Périmètre de l'étude
Le marché de l'Information Électronique Professionnelle (IEP) rassemble tous les acteurs économiques proposant une information à finalité professionnelle et dans un format numérique (on line ou off line). Ces acteurs interviennent dans une chaîne de valeur ajoutée (création de valeur à partir de l'information brute) se répartissant de la façon suivante :
- Production de l'IEP : producteurs de bases de données, instituts de recherche, éditeurs ;
- Diffusion de l'IEP : agrégateurs, serveurs, brokers, centres de documentation spécialisés.
Le marché a été divisé en 10 segments distincts :
- L'information financière,
- L'information juridique,
- L'information économique,
- L'information de solvabilité,
- L'information multisectorielle,
- L'information marketing,
- L'information presse,
- L'information scientifique, technique et médicale (ISTM),
- L'information de propriété industrielle
- La diffusion d'images
Le marché de l'information numérique professionnelle atteint 1,33 milliard d'euros en 2005 et enregistre une croissance de 3,70%. La croissance du marché de l'information professionnelle numérique a ralenti en 2005, mais reste supérieure à celle de l'économie française.
Ce sont les segments " information multisectorielle " (agrégation de contenu et agences d'abonnement) et " information presse " (agrégation de presse et groupes de presse professionnelle) qui affichent les taux de croissance les plus élevés : plus de 15%. La croissance à deux chiffres de ces deux segments reflète le besoin d'agrégation de contenus des professionnels de l'information.
Le segment " information juridique ", ainsi que le segment " Information scientifique, technique et médicale " (ISTM) enregistrent également une augmentation de leur chiffre d'affaires supérieure à la moyenne du marché : respectivement + 7,6% et + 6,5%. Toutes les entreprises ou presque du segment " information juridique " affichent une croissance positive. Dans un environnement de judiciarisation croissante, les besoins en information juridique de toutes sortes se font ressentir.
Le segment " information financière ", qui demeure le premier segment du marché en chiffre d'affaires, est relativement stable à + 0,4%.
Quant aux autres segments, ils sont en recul : Information économique (-0,64%), information de solvabilité (-4,25%), information de propriété industrielle (-6,10%), la diffusion d'images (-6,18%) et l'information marketing (9,08%).
Le segment information financière demeure le premier segment du marché français de l'information numérique, avec 20,3% de parts de marché. Ensuite, vient l'information presse qui augmente sa part et atteint 17,5% du marché total. La part de l'information juridique est à peu près stable et représente 13,9% du marché en 2005. De même pour le segment ISTM qui affiche une part de marché de 11%. L'information de solvabilité passe de 9,1% en 2004 à 8,4% en 2005. Se place juste derrière l'information multisectorielle, avec 8,3% de part de marché. Ensuite, la diffusion d'images (nouveau cette année) représente 7,1% du marché. Les trois autres segments, information marketing, information économique et information de propriété industrielle voient tous leur part reculer : respectivement à 6,2%, 5,7% et 1,7%.
Une enquête auprès des professionnels de l'infodoc a été menée pour analyser la gestion, le traitement et la diffusion de l'information achetée.
Et aussi une interview exclusive de Viviane Reding, sur la politique de la Commission Européenne en matière de diffusion de contenus.
Les grandes tendances du marché :
· Très peu d'acteurs du marché de l'information numérique ont franchi le pas du web 2.0. Pourtant ces technologies offrent de nombreuses possibilités aux éditeurs pour améliorer l'interactivité, l'échange et la communication avec leurs clients. L'article montre toutes les opportunités que peuvent saisir les éditeurs, à condition de perdre un peu de contrôle.
· Les stratégies marketing des producteurs d'information sur leur site vitrine sont très tournées vers leurs produits, afin de montrer toutes leurs qualités. Le discours marketing est très peu différencié par type de clientèle et les slogans, qui permettent de bien positionner un acteur, plutôt rares.
· Google, qui a pour mission d' " organiser les informations du monde et les rendre accessibles et utilisables par tous ", a pour ambition de rester leader sur le marché de la recherche d'information. Pour ce faire, il sort des nouveaux produits très fréquemment et tente d'élargir son audience en développant ses services sur de nouveaux canaux (télévision, téléphone portable…). Certains de ses produits, " Google News ", " Google News archive search ", " Google Scholar ", " Google Earth Pro " et " Google Patent Search " rentrent par leurs fonctions directement " en concurrence " avec l'offre de certains producteurs d'information. Néanmoins, Google n'inquiète pas outre-mesure les éditeurs. Google s'adresse à des non spécialistes alors que les éditeurs ont pour clients des spécialistes qui ont besoin d'une information fiable, pertinente et comportant une valeur ajoutée.
· Les modèles économiques n'ont pas fondamentalement changé depuis 2001. Ils se sont calqués sur ceux de l'économie classique. Les contraintes budgétaires des consommateurs d'informations et le besoin pour les éditeurs de trouver une tarification qui leur permette de rentabiliser les investissements nécessaires à la production d'information numérique ont des difficultés à se rencontrer. Cela dit, les évolutions technologiques ouvrent des perspectives très intéressantes pour les producteurs d'information.
